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Une semaine de grotaku (1) : L’IRL

Salut les grotas !

Au début, je pensais faire des résumés individuels de toutes les choses épiques qui se sont produites récemment, mais un élan de flemme m’a convaincu qu’un pot pourri ça ne serait pas mal non plus. Et puis en cours de route je me suis dit que c’était complètement con et que ça changerait pas le problème, alors j’ai de nouveau décidé de faire des résumés individuels. Nous allons donc commencer par l’IRL avec Theo13, qui est sans aucun doute l’événement majeur de ce millénaire. Attention, TL;DR potentiel en vue !

Journal de bord du capitaine, stardate 1337.10.5.7 (samedi 11 dans l’après-midi en fait)

J’attends avec impatience le grota argentin qui doit venir passer quelques jours dans mon humble et vieille demeure. Cela fait plusieurs années que nous entretenons une correspondance virtuelle et collaborons étroitement sur le projet iPomme. Hélàs, un récent rapport tactique tend à corroborer l’hypothèse d’une arrivée plus tardive que prévu. Les plans devront être revus, tous les commerces étant fermés le dimanche et le grota susmentionné repartant lundi matin à ten hundred hours.

En effet, ce cher Theo13 est arrivé quelques heures plus tard que prévu (l’excuse officielle de son supérieur hiérarchique – son père – consistant en un problème d’orientation sur une autoroute quelconque). Les premiers instants son maladroits ; les deux adversaires se jaugent du regard, prêts au comb… Je m’emporte. Bien heureusement, les quelques secondes de silence résultant du choc d’un contact IRL laissent vite leur place à une discussion enflammée sur telle ou telle geekerie. En fait, le programme à partir de là étant tellement chargé, je vais vous laisser profiter d’un magnifique résumé (les horaires seront donnés à titre indicatif) :

Résumé du week-end

21h : Theo13 pénètre (allons pas d’idées tordues) dans mon antre mal ventilée (allons pas d’idées tordues) et s’extasie (allons…etc) devant mon incroyable organisation. Mais son regard se porte avant tout sur les moult figurines et mangos qu’il a commandés par mon intermédiaire pendant des mois (les douanes en Argentine étant bien plus impitoyables que les nôtres, celle solution lui permet de réaliser de sympathiques économies). Dans le jargon, on appelle ça un loot n’est-ce pas, et je ne peux résister à la tentation de vous en faire profiter…

Un loot quotidien pour certains. Sbebiwan, si tu nous regardes...\o

Un loot quotidien pour certains. Sbebiwan, si tu nous regardes...:p

Désolé pour la qualité moyenne de la photo, j’accepterai toutes les flagellations que vous jugerez appropriées.
Cela dit, il ne faut pas croire que seul Théo a accumulé les souvenirs… En effet, il m’avait ramené…

Une Kuroi-sensei !

Une KUROI-SENSEI !

Kuroi-sensei qui, je le rapelle, provient de la série Lucky Star (voir cet article).

Un authentique MOAI de lîle de Paques !!

Un authentique MOAI de l'île de Paques !!

Je sais, c’est le même background que pour Kuroi-sensei, et non ce n’est pas adapté du tout, mais fichez-moi la paix ! >o<

Une édition ARGENTINE de Sakura \o

Une édition ARGENTINE de Sakura !!

22h : Les deux grotas se dirigent en voiture vers le kebab le plus proche (on aurait pu y aller à pied, mais déjà je mourrais de faim après avoir attendu Théo, et en plus je voulais qu’il ait peur pour sa vie. Promis, je planterai un arbre pour compenser). Sur place, le bordel commence : Theo parle fort de plein de conneries et de private jokes, et on entame même un duel de tap tap revenge sur iPod Touch (à ne surtout pas confondre avec fap fap revenge…)… Enfin on essaie, vu que le patron nous livre nos repas une seconde après. Comme d’habitude, je finis une heure après ne finis pas mon magnifique kebab dégoulinant de frites. Et Dieu Haruhi sait si j’aime ça…

23h (samedi) – 6h du mat (dimanche) : Duel de stepmania en mode endless et blind test de génériques d’animus (que j’ai bien sûr gagné ah ah…chut Théo.)

Ok il a gagné, mais on a quand même epic fail.

Ok il a gagné, mais on a quand même epic fail.

Comme la jolie légende l’indique, 31 points est loin d’être le score maximum ; il faut dire qu’il y avait bien trop de génériques de NANA là dedans (je ne parle pas des filles mais de la série). Sans compte que Théo et son insondable culture mecha (ok ok, il connaissait quelques Gundams et un Macross, mais bon le dernier Gundam que j’ai vu c’est Wing…et c’était pas mon idée) partait avec un avantage évident.
Ensuite, quoi de mieux qu’enchaîner avec le visionnage d’un monument cinématographique geek, que dis-je, la quintessence des memes tenaces, j’ai nommé…

Et oui 300, ce chef d’œuvre d’une rare intensité où se côtoient pêle-mêle des Spartans bodybuildés à la CGI, des monstres mutants (ça ne plaisantait pas à l’époque, après tout…this is Sparta) et des pluies de flêches, lances et autres soldats. Le tout sous le regard hilare de Leonidas qui se contrefout de ce merdier et qui de toute façon a déjà réservé une table pour 300 au restaurant Hell.

Je paierai pas l'addition.

Je paierai pas l'addition.

Mais 300, c’est aussi l’occasion de faire des détournements en direct, et donc en totale impro. Pas que le film soit inintéressant ou dépourvu de qualités esthétiques, mais à la base tout ce qui nous intéressait c’était this is sparta et we dine in hell, alors il fallait bien improviser entre les deux pour apporter de la valeur ajoutée à 300 (donc à la fin c’était 350, ah ah). Parfois, pour éviter de céder à l’appel de morphée, on coupait le son et on inventait des dialogues crédibles pour bâtir notre propre blockbuster. Si ma mémoire ne me fait pas défaut, le scenario mettait en scène la femme de Leonidas qui était flat-chested, ce qui semblait plaire à son tendre époux. Mais ce dernier devait se rendre à un concert de Motorhead sans avoir pu obtenir de places. Quelle négligence. Ne me demandez pas la suite, je crois qu’il n’y en a pas. Ou alors j’ai refoulé ce souvenir. Sympatique exercice en tout cas, la dernière fois que j’ai fait ça c’était au premier de l’an 2006 avec quelques grotas (ce qui a donné lieu à un remake de Star Wars Episode III tout simplement dantesque).

Enfin bref, après on a dormi. Un peu. Sachant que Théo n’avait pas pioncé depuis un jour ou deux (un magnifique record d’uptime), je l’ai laissé se lever vers 14h dans un élan de magnanimité. Pendant ce temps, j’ai feuilleté Keroro Gunsou 13 d’un oeil endormi. Si vous n’avez jamais ouvert ce best-seller, que dis-je, ce chef d’œuvre littéraire et graphique qui est probablement la seconde plus grosse source intertextuelle après la Bible, ne perdez plus une seule seconde ! Mais cessons là la parenthèse et revenons à notre résumé succint…

14h : Theo13 sort lentement de son sommeil et découvre avec surprise une Rika dans ses bras. J’insiste sur le fait que c’est lui qui l’a attrapé amoureusement avant de dormir, ce dont il ne se rappelle pas. J’ai peur.

Maintenant vous savez qu'il a les cheveux bouclés.

Maintenant vous savez qu'il a les cheveux bouclés.

15h30 : Après quelques min…Après une heure ou deux de squattage de l’ordinateur, les deux formes de vies (plutôt informes sur le moment, enfin bon…) se dirigent vers la cuisine pour manger quatre tranches de viande. Enfin Théo oui, moi je peine à finir la mienne.

16h – 22h : Matage d’animus, de photos stupides, de vieux screenshots nostalgeeks, invention d’une forme révolutionnaire de dessin (consistant à ne pas savoir dessiner), photocopie des cours de japonais de théo (qui sont en espagnol, ça me fera doublement réviser) et autres transferts de fichiers totalement légaux.

22h (dimanche) – 7h (lundi) : Visionnage de Hauru no Ugoku Shiro (titre en VO, la classe tavu… et encore j’ai pas sorti les kanas) après un repas sur le pouce. C’était quand même le premier Miyazaki de Théo, donc ça se fête. On aimerait toujours revenir au moment de son premier Miyazaki (ou de son premier [insérez ici source de nostalgie]). Après que le grota ait inscrit ce grand moment dans son Anime List, je décide d’insérer le DVD de Toki wo Kakeru Shoujo, au moins pour faire un fond sonore. Je ne pensais pas du tout qu’il aurait le temps de défiler en entier, mais en fait si… Sauf qu’on ne l’a pas regardé, bien trop occupés à lire des conneries ou à s’embrasser fougueusement sur la commode… Je déconne, j’ai pas de commode. Vers 6h, on commence à se dire que ce serait peut-être pas mal d’éventuellement se coucher, vu qu’on doit se lever dans deux heures. L’aube commence à poindre, les oiseaux sortent de leur torpeur nocturne et je fais alors remarquer à Théo qu’au point où on en est, ça ne sert peut-être à rien de dormir… Résultat des courses : on tient une heure en papopant, et on s’endort comme des loques vers 7h.

7h – 8h : dodo

8h – 9h30 : Réveil en fanfare. Je me demande si j’ai bu du rhum dans la nuit sans m’en rendre compte, mais en fait c’est juste la fatigue. Toujours est-il que pendant que j’essaie j’abandonne l’idée de tenir sur mes deux jambes, théo s’échauffe la voix sur un bon vieux kumikyoku ! \o/

Je peux profiter des splendides talents musicaux de Théo, et je ne suis pas le seul. Mon frère se pointe un peu plus tard pour nous remercier de ce réveil original et enjoué. On lui assure modestement que ce n’est rien. Après un non-petit déjeuner copieux, nous embarquons dans l’Opel Vectra tunée 12 cylindres convecteur temporel jantes chromées pour nous diriger vers la gare la plus proche (c’est ça, la seule). Arrivés sur place, good news everyone :

le seul train qui vous intéresse aura un retard de 15 minutes ! Et on ne vous donnera pas le numéro de quai avant le dernier moment ! 😉

Merci merci… Mais je ne cracherai pas sur la SNCF ou sur la Poste, ça non ce serait vraiment trop facile. Tout le monde sait que je ne suis pas du genre. D’ailleurs, comment en vouloir à la SNCF qui nous accorde finalement un sursis supplémentaire avant la grande rupture et…*l’audience sort ses mouchoirs*

Mais l’inévitable finit par arriver, et le TGV s’éloigne en serpentant parmi les tours de béton comme un vieux reptile fatigué rampant inexorablement vers son destin f… ok.

Bon, et pour conclure, comme vous avez été sages, quelques petites images bonus !

C'est du propre...

C'est du propre...

Le choc des générations...Devinez qui est obsolète ? ^-^

Le choc des générations...Devinez qui est obsolète ? ^-^

Epilogue

« Eh iMat, va falloir que je commande shana noir version, et aussi bla bla… et j’expédierai tout chez toi ! »
« Et c’est reparti pour un an… »

A bientôt pour d’autres grotakeries !

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Fête nationale. Ou pas.

A moins de vivre dans une grotte (je veux dire, une grotte pire que la mienne), vous avez certainement remarqué qu’aujourd’hui nous sommes le 14 juillet. Bien que cet événement soit supposément une occasion unique de s’unir dans la consécration, tout le monde ne perçoit pas la fête nationale de la même façon…

Je vous propose donc ici une petite comparaison absolument pas caricaturale des visions subjectives d’une personne normalement constituée et d’un grotaku.

はなび!:3

たーまやー!:3

La personne normale se réjouira de l’ambiance festive, des feux d’artifice, des orgies dans la paille, des doublons en or qui tombent du ciel, des banquets en abondance, etc etc…

Hueco Mundo señor.

Hueco Mundo señor.

Pour le grotaku, c’est une tout autre affaire. Poste fermée, commerçants en congé… c’est le drame. Pour mesurer l’ampleur de la catastrophe, il suffit de garder à l’esprit que j’ai eu le temps et la motivation de rédiger cet article d’une pertinence inouïe.

Ah, plus important : en vous baladant dans le menu de droite, vous apercevrez une petite rubrique « Miku Clock ». Il s’agit bien sûr de la célèbre application flash affichant une 初音ミク qui n’attend qu’une seule chose : vous donner l’heure d’une voix cristalline ! Miku vous fera même l’honneur d’entonner une chansonnette si vous cliquez sur la note de musique à sa gauche. Néanmoins, vous vous demanderez peut-être pourquoi il faut d’abord cliquer au centre du cadre pour ouvrir l’application en question quand nombre d’autres blogs l’affichent directement dans leur menu… Eh bien, à cause d’une limitation de wordpress.com, j’ai du recourir au service tiers vodpod pour afficher ce fichier .swf. Ce qui est dommage, c’est que j’avais réussi à afficher directement l’application dans un article test, sans pouvoir reproduire le prodige dans le menu latéral (si c’est parce que j’ai du mal, n’hésitez pas à me le faire savoir)… Quoiqu’il en soit, j’espère que vous ne délaisserez pas la pauvre vocaloid pour autant ! Il s’agit après tout d’une façon ludique d’apprendre l’heure en japonais. Si vous visitez ce blog, il y a des chances que ça vous intéresse vaguement. Moi en tout cas ça me PASSIONNE.

Une dernière chose : j’ai fait une petite mise à jour des noms de rubriques, mais vous vous en fichez royalement. J’ai même honte d’en parler.

A bientôt pour un post intéressant !

Edit : La miku clock semble mettre du temps à charger sur plusieurs navigateurs lors de sa première ouverture… Vos retours sont bienvenus sur ce problème !

Hello world!

Alors que j’étais plongé depuis plusieurs jours dans une méditation profonde centrée sur la meilleure façon d’entamer ce blog – j’avais à l’esprit un premier post d’un style percutant et d’une pertinence rarement vue dans le petit monde de la blogosphère – un élément perturbateur vint me sortir de ma torpeur réflexive…

( ̄ω ̄) ~ J-2 : Epicness grotaesque ~ 1 year of animus ~ Shio kudasai.: ton blog est naze
( ̄ω ̄) ~ J-2 : Epicness grotaesque ~ 1 year of animus ~ Shio kudasai.: y’a rien dessus

Bigre, me dis-je avec indignation à la vue de cette agression MSNienne, mais c’est qu’il a raison en plus. Alors voilà, je m’en vais ajouter du contenu là où il n’y en a pas. Seulement, comme j’ai horreur des premiers posts et que je ne suis passablement pas inspiré, vous devrez vous contenter d’un essai sur Lucky☆Star.

Timotei!

Her moe level...

Il est de notoriété publique d’un essai sur Lucky Star représente un échappatoire quasiment universel. Néanmoins, si vous pensez une seule seconde que je vais céder à l’appel facile du plagiat et souligner les parallèles entre les choco-cornets et le théâtre de Samuel Beckett (ne riez pas, je pourrais le faire), vous vous fourvoyez dans les ténèbres de la forteresse de solitude embourbée dans la froideur de la solitude de la nuit de la mort (ne cherchez pas, ça ne veut rien dire).

Non, en lieu et place de ce sujet fort intéressant, je vais vous entretenir…

De la symbolique post-moderniste du vinaigre balsamique

Tous les universitaires un minimum sérieux connaissent le personnage de Tsukasa pour ses multiples implications philosophiques, sociologiques, politiques et philatéliques (pourquoi pas).

barusamikosu!

barusamikosu!

Si vous vous demandez pourquoi つかさ martyrise cette pauvre plante, il faut en revenir à l’origine du phénomène.

Mais, me direz-vous, quelle est donc la nature du message se cachant derrière une airhead qui entonne « バルサミコ酢 » (vinaigre balsamique) après avoir entendu le mot dans une quelconque émission culinaire ? Mais, m’écrié-je d’un air abasourdi, c’est l’incarnation même de la pensée post-moderne ! Wikipédia évoque Andy Warhol, cet artiste (mais si) américain qui convertissait fort astucieusement des icônes de la consommation de masse en œuvres d’art via des procédés par ailleurs industriels. Ne serait-ce pas une situation analogue au vinaigre de Lucky Star, qui fait sa première apparition sur un écran télévisé (LE média de masse par excellence) et devient par la suite rien de moins qu’un élément humoristique récurrent et chargé de signification, alors qu’il aurait dû passer inaperçu entre une pub pour ramens et le drama du soir.

Les plus avertis d’entre vous feront le rapprochement avec les fameux memes – et notamment les immanquables internet memes – ces éléments culturels qui se répliquent à l’infini, si bien qu’au bout d’un temps leur origine même finit éclipsée, sinon oubliée. N’est-ce pas ce qui finirait par arriver à la bouteille de vinaigre balsamique mentionnée deux ou trois fois par une espèce d’équivalent japonais de Joël Robuchon ? Et en fin de compte, dans ce monde post-moderne absurde, l’origine des traditions culturelles compte-t-elle encore ?

L’exemple par excellence en est la vertigineuse nouvelle Tlön, Uqbar, Orbis Tertius (publiée dans le recueil Fictions) de Jorge Luis Borges dans laquelle le monde réel est peu à peu colonisé par le monde fictionnel de Tlön. nous dit Wikipédia.

Déjà, je tiens à me la péter une fois de plus en précisant que j’ai lu la nouvelle (qui, en effet, mériterait bien une ou deux relectures). Borges est un artiste argentin incontournable, comme nombre d’autres par ailleurs. Mais pour en revenir à notre assaisonnement, Tsukasa adopte involontairement une démarche similaire en s’appropriant l’objet verbal et virtuel (il ne s’agit que d’une retransmission télévisée) du vinaigre balsamique et en l’intégrant dans son propre ensemble culturel. Mais en réalité, Lucky Star étant lui-même une construction fictive, le spectateur se voit confronté à une belle mise en abyme : Tsukasa retient, remanie et réutilise le mot « Vinaigre balsamique », l’intègre dans sa réalité, et, dans le même temps, l’audience fait de même ! Preuve s’il en est, barusamikosu est devenu un meme dans notre univers tridimensionnel… Il s’agirait finalement d’une sorte de meme transcendant, complètement trivial et pourtant incontournable.

Pour conclure mon exposé, chères collègues de l’académie, je souhaiterais présenter le document iconographique suivant :

Meatbaaaall

Meatbaaaall

Il s’agit d’un capture d’écran moe de Misao, une autre figure emblématique de la série dont il y aurait fort à dire…

Tout ça pour dire, finalement, que j’aurais aimé être aussi inspiré quand j’ai rédigé mon mémoire en un mois chrono. La prochaine fois, nous aborderons le symbolisme religieux dans keroro gunsou, de arimasu~.

Farewell my friends. May the grace of the twilight dragon…oh, what the hell.


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